Sauvons le lait

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Nos objectifs

NOUS, producteurs laitiers et VOUS consommateurs, sommes les deux maillons fragiles de la chaîne, pris en tenailles entre l’agro alimentaire et la grande distribution.
 
Le litre de lait entier:
- coûte 42 cts à produire,
- est payé 31 cts au producteur,
- est acheté 100 cts par le consommateur.
 
ET SI ON S’UNISSAIT ?
ET SI NOUS PRENIONS LES TENAILLES POUR AGIR ?
 

Nous avons la matère première, Vous maîtrisez l’acte d’achat.
 

INTAURONS UN COMMERCE EQUITABLE ICI ET MAINTENANT
AGISSEZ, SOUTENEZ-NOUS ET ENGAGEZ-VOUS.

 

Ce site vous donne des informations concrètes, vous offre un lieu d’échanges et le pouvoir de nous soutenir en laissant votre adresse mail.
 
 

Le mot du président de l’Office du lait.

 

L’initiative des producteurs de lait indépendants pourrait paraître déplacée en cette période où chacun, dans de nombreux secteurs, connaît ses propres difficultés.
Cependant, l’expérience du mouvement de contestation des producteurs de lait de 2009, durant laquelle, au plus fort de la crise laitière, des éleveurs isolés et résignés ont su relever la tête et s’unir pour frapper fort, nous incite à poursuivre dans cette voie.
Le lait reste un symbole derrière lequel nous souhaitons regrouper un maximum de citoyens, non seulement pour sauver les paysans concernés et garantir certaines valeurs aux consommateurs, mais aussi pour servir d’exemple en prouvant qu’un élan émanant de la base peut inverser le cours des choses.
D’autant que la stratégie est très simple.
Créer un lien entre les deux maillons faibles actuels de la filière, le producteur et le consommateur, pour conjuguer bon sens paysan et volontés citoyennes, afin de faire face à ceux qui ne pensent que profits et marges exubérantes. Ceux là même, qui à grands renfort de marketing et de publicité, nous manipulent tous, sans se soucier de nos véritables souhaits : l’autonomie alimentaire, la qualité et la diversité des produits, l’entretien des paysages, le maintien d’un tissu social homogène, le respect de l’environnement et du bien être animal, en fait, le maintien d’une agriculture à taille humaine, variée et répartie, seule garante de la sécurité alimentaire pour tous…

 
Je suis producteur de lait.
Mais je suis aussi consommateur. Je vis dans un village. J’ai des enfants. Bientôt, des petits enfants. Je ne veux pas, parce que je suis passionné de vaches, devenir actionnaire dans une ferme industrielle polluante et inhumaine.
Je veux laisser en héritage, une ferme saine, accueillante, en harmonie avec le paysage.
Jouer avec l’alimentation, dont le lait est un pilier, est dangereux.
Beaucoup d’éleveurs l’ont compris et feront tout ce qui est en leur pouvoir pour sensibiliser à ce problème. De toute façon, nous producteurs de lait, n’avons d’autre choix, depuis notre révolution entamée en 2009, que d’étendre notre lutte car comme le disait Saint Just : «Ceux qui font des révolutions à moitié, n’ont fait que se creuser un tombeau». A moitié, certes, mais, ensemble, nous n’en sommes qu’au début…

 

Paul de Monvalon, éleveur laitier dans le Maine et Loire, et Président de l’Office du Lait National.